Petite séance souvenir au sujet des fêtes de fin d’année.
Noël était avant tout une fête religieuse et non une fête commerciale comme maintenant. Pas de Père Noël pour gâter les enfants !
Marie Thérèse se rappelle qu’il fallait être à jeun et attendre pour descendre à la messe de Minuit (réellement à minuit) de St Jean d’Ormont jusqu’à Ste Marguerite, 4 km quelquefois sous la neige. On jouait aux cartes en attendant l’heure de la Messe. En rentrant un petit souper, pas de cadeau, pas de gros réveillon, une orange, une petite friandise … d’abord, le Père Noël n’existait pas.

orane

Jacky, vingt ans plus tard, servait la messe. Il se souvient du Garde Suisse qui orientait les gens dans l’église et du chantre qui menait le chant.
Il y avait bien St Nicolas, début décembre. Il apportait un petit cadeau, une orange « on était heureux comme tout ! mais on avait peur du Père fouettard ! « .
On a commencé à fêter Noël avec nos enfants, plus tard.
« On allait couper le sapin directement dans le hagis. On accrochait des boules en verres, des cierges magiques, des bougies,  on y mettait une petite crèche (mais le petit Jésus n’était mis que le 25 décembre) »

cierge-magique

Pour le repas de Noël, le menu était escargots, dinde aux marrons ou chapon : « on en élevait un pour ça »., buche de Noêl : gateau biscuit roulé avec une crème au beurre.

dindefarcie

« des fois on travaillait  le 24 mais le patron nous laissait partir à 19 h au lieu de 21 h ». 
Le Père Noël était un membre de la famille, il déposait les cadeaux dans les chaussons et il fallait attendre le lendemain matin pour les ouvrir.
Les villes ou villages n’étaient pas illuminés comme maintenant, juste un sapin devant la mairie.
Le Nouvel An se fêtait plus avec les amis qu’avec la famille. Il fallait donner des étrennes au facteur, aux pompiers, aux employés communaux et aux associations. Les commerçants faisaient des petits cadeaux : le boucher donnait du saucisson, le pharmacien des savonnettes.
On écrivait des cartes de voeux, quelquefois  imprimées avec l’adresse, comme une carte de visite, à toute la famille, oncles tantes, aux amis…
Et puis on mangeait du pain gallu … hummmm !!!