Le monde avance vite, très vite, on le constate tous les jours.
« Des petites et grandes choses ont changé nos vies », comme par exemple :
La possibilité d’avoir une voiture à la place du vélo. Pour aller au travail, pour remonter les cols, pour aller au pain, la première voiture était une événement ! Pour certains, une deudeuche ou encore une 203 voir même une traction, a apporté plus de mobilité à beaucoup, même si peu de femmes ont passé leur permis.

prototype-citroen-2cv-1936

La machine à laver le linge a changé la vie des femmes, même si, comme dit Paulette, « il a fallu attendre le 3° enfant pour avoir enfin les moyens de se la payer !  » .Sinon, c’était la lessive au bassin, voir à la fontaine municipale. C’était difficile mais c’était aussi un bon moment de convivialité.

thw7qxgus4

 

Le frigo a remplacé le garde manger qui était dans la cave.  La conservation se faisait aussi dans les bocaux et quelquefois dans l’eau du bassin pour garder la fraîcheur.  Sont ensuite arrivés l’aspirateur, les robots ménagers, le fer électrique… La cuisinière à gaz a remplacé la cuisinière a bois qu’il fallait faire fonctionner même en été pour cuisiner. Les résidentes n’ont pas utilisé le four à micro-ondes qui existe pourtant depuis longtemps (inventé dans les années 50 et commercialisé  depuis les années 80).
La télévision est arrivée dans les foyers  vers la fin des années 1960, « pour les jeux Olympiques de Grenoble de 1968 » se rappelle Monique. « J’ai réveillé les gosses pour voir les premiers pas de l’homme sur la lune » … « et il y avait de beaux feuilletons à la télé, c’est pas comme maintenant !  » et on évoque Thierry la Fronde (vous aviez reconnu le générique ?)
, Belle et Sébastien, l’homme du Picardie, plus tard, Dallas , les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, au Théâtre ce soir…
Petite révolution aussi, anodine pour nous : les femmes portent des pantalons : « c’est quand même plus commode pour faire du vélo !… et plus chaud en mobylette ! » . « Moi, j’en ai jamais mis, sauf pour faire les foins, pour monter dans la charrette ».

images-2

Mais il fallait mettre un chapeau pour aller à la messe ou une petite calotte en tricot.
On a profité aussi des premiers congés payés, qui n’étaient que de deux semaines : « on ne partait pas pour autant en vacances, on n’avait pas les sous! « . 
La pénicilline a sauvé Marie Thérèse de la scarlatine. On parle rapidement de la pilule contraceptive et du droit à l’avortement.
« et ça change encore plus vite maintenant ! quelquefois on se dit que c’était mieux avant, mais pas pour tout ! »