FOUCH'ANIM

Le blog de l'animation de l'EHPAD de Foucharupt

Month: octobre 2016

Les petites et grandes choses qui ont changé ma vie

Le monde avance vite, très vite, on le constate tous les jours.
« Des petites et grandes choses ont changé nos vies », comme par exemple :
La possibilité d’avoir une voiture à la place du vélo. Pour aller au travail, pour remonter les cols, pour aller au pain, la première voiture était une événement ! Pour certains, une deudeuche ou encore une 203 voir même une traction, a apporté plus de mobilité à beaucoup, même si peu de femmes ont passé leur permis.

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La machine à laver le linge a changé la vie des femmes, même si, comme dit Paulette, « il a fallu attendre le 3° enfant pour avoir enfin les moyens de se la payer !  » .Sinon, c’était la lessive au bassin, voir à la fontaine municipale. C’était difficile mais c’était aussi un bon moment de convivialité.

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Le frigo a remplacé le garde manger qui était dans la cave.  La conservation se faisait aussi dans les bocaux et quelquefois dans l’eau du bassin pour garder la fraîcheur.  Sont ensuite arrivés l’aspirateur, les robots ménagers, le fer électrique… La cuisinière à gaz a remplacé la cuisinière a bois qu’il fallait faire fonctionner même en été pour cuisiner. Les résidentes n’ont pas utilisé le four à micro-ondes qui existe pourtant depuis longtemps (inventé dans les années 50 et commercialisé  depuis les années 80).
La télévision est arrivée dans les foyers  vers la fin des années 1960, « pour les jeux Olympiques de Grenoble de 1968 » se rappelle Monique. « J’ai réveillé les gosses pour voir les premiers pas de l’homme sur la lune » … « et il y avait de beaux feuilletons à la télé, c’est pas comme maintenant !  » et on évoque Thierry la Fronde (vous aviez reconnu le générique ?)
, Belle et Sébastien, l’homme du Picardie, plus tard, Dallas , les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, au Théâtre ce soir…
Petite révolution aussi, anodine pour nous : les femmes portent des pantalons : « c’est quand même plus commode pour faire du vélo !… et plus chaud en mobylette ! » . « Moi, j’en ai jamais mis, sauf pour faire les foins, pour monter dans la charrette ».

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Mais il fallait mettre un chapeau pour aller à la messe ou une petite calotte en tricot.
On a profité aussi des premiers congés payés, qui n’étaient que de deux semaines : « on ne partait pas pour autant en vacances, on n’avait pas les sous! « . 
La pénicilline a sauvé Marie Thérèse de la scarlatine. On parle rapidement de la pilule contraceptive et du droit à l’avortement.
« et ça change encore plus vite maintenant ! quelquefois on se dit que c’était mieux avant, mais pas pour tout ! »

Sous toutes nos coutures

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Cette exposition aux Archives Départementales d’Epinal fait suite au projet collectif de nombreux acteurs de toutes les Vosges, « l’incroyable conjugaison du verbe coudre » : voici le lien vers le blog
Les 7 résidentes invitées pour cette visite ont pu y voir les premières aiguilles :

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et toutes sortes d’objets de leur quotidien ou spécifiques à certaines professions :

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On peut y admirer également les carnets et objets fabriqués dans les anciennes écoles ménagères :

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du linge ancien :

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(robe de baptême d’une cloche)

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ainsi que des œuvres artistiques contemporaines :

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(création Simone Pheulpin)

 

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(création de Brigitte Bourdon)
L’exposition est visible jusqu’au 16 décembre 2016.

Musée Pierre Noël

Des visites au Musée Pierre Noël sont fréquentes, la dernière a eu lieu le 6 octobre dernier.
Nous avions évoqué avec le groupe de résidents constituant le comité de rédaction du blog, Saint Dié et les baraques. Une d’entre elles est reconstituée au musée,  ainsi qu’une vieille épicerie.  Alors en route pour une petite visite, assortie d’un goûter dans la salle des vieux métiers.

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« ça me rappelle notre épicerie à Ban de Laveline « 

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« ça, c’est une dôleuse ! c’est pour faire les sabot ou les essis »

 

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« je me rappelle de tous ces outils, mon papa était cordonnier ! »

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« que de souvenirs ! »

Les Olympiades inter-établissements

Cette année, l’établissement de Santé de Senones nous reçoit pour ce concours entre résidents de Raon, Géradmer, Fraize, dans la belle salle de l’ancien dépôt de la gare du Rabodeau.

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Après un petit café d’accueil, les épreuves commencent :

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Après les épreuves, un repas bien mérité est suivi par un après-midi danse animé par Fabienne. Mais tout d’abord, la remise des prix et the winner is …. Raon ! nous sommes 4° (sur 5!!)

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Bon maintenant, on danse …

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Saint Dié s’amuse

La vie de Saint Dié était ponctuée par des fêtes qui sont encore bien ancrées dans la mémoire des résidents.
Les deux grandes fêtes duraient trois semaines : la première, le premier dimanche avant le 14 juillet et la deuxième, pour la Saint Martin, le 11 novembre.
« on invitait nos familles pour aller ensemble à la fête, sur les manèges. Il y avait les cris-cris, les chevaux de bois, les stands de tir, la pêche à la ligne, la chenille qui passait dans un tunnel et la grande roue de Paris »

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« moi, je n’y allais pas, je n’avais pas la permission et puis j’avais pas les moyens »
« on était gourmands : on mangeait des pommes d’amour, du nougat, de la guimauve, des berlingots »

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Il y avait aussi les kermesses, elles duraient trois jours. Elles étaient organisées par les associations.
En septembre, la braderie déballait ses commerces.
Et puis, il y avait Saint Nicolas, mais là, c’est une autre histoire ….

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