Notre petit comité de résidents a voulu évoquer la vie après la guerre.
On se rappelle de Saint Dié brûlé par les Allemands, des bombes incendiaires placées dans les caves, des réfugiés dans les faubourgs. Les Allemands quittent la ville en novembre 1944 mais ont déporté tous les hommes à partir de 16 ans pour Mannheim.

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Après le départ des Allemands, il faut déblayer les gravats et reconstruire la ville. Il manque beaucoup d’hommes, on fait alors appel aux étrangers (italiens), mais après l’armistice, ce sont les prisonniers allemands qui travaillent.
Il faut s’imaginer une ville en ruine pendant deux ans, sans eau ni électricité (les lampes à pétrole « Pigeon » sont toujours présentes). Pour loger les sinistrés et les commerçants, on construit des baraques en bois, fournies par Houot un fabriquant local, entre autres.
Les commerçants sont installés le long des quais et dans l’ancien parc tandis que les habitants sont logés à la Vaxenaire et à la Vigne Heny. Les ouvriers de la reconstruction vivent eux à Saint Roch.

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Les baraques, pour certaines personnes, ont apporté un peu plus de confort que leur ancien logement. Elles avaient en effet l’eau courante, les toilettes à l’intérieur, trois chambres et un petit jardin. Les habitants sont restés plusieurs années dans les baraques, le temps de reconstruire la ville et les quartiers de Kellermann et Saint Roch.
Il a fallu également reconstruire les usines. Le système D et le marché noir ont duré longtemps après la guerre.