Les résidents ont souhaité évoquer la vie autrefois à Saint Dié, en particulier les boutiques et les loisirs.
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Il  y avait la ville et ses faubourgs et il y avait des arcades. La ville que vous connaissez maintenant n’a rien à voir avec celle que les résidents fréquentait avant la guerre.
Il y avait des magasins sous les arcades et dans la rue d’Alsace … une bonne pâtisserie, dommage, elle ne faisait pas salon de thé, un marchand de fruits espagnol (Arbona), « au gaspillage », un magasin de vêtements pour les coquettes, et « Jules Ferry », autre magasin de vêtements très connu, un magasin de tissu, chez « Bauer » , plusieurs magasins de chaussures (chez Louis, chez Mathis, la cordonnerie universelle…),plusieurs pharmacies (Monsieur Daulier qui disait à Marie Thérèse : tu mangeras des carottes, tu auras une belle peau…)….
Il y avait des bazars, comme celui qui portait le nom de « grand bazar », mais aussi « les galeries modernes », Unifix …
Tony Henry vendait de bien belles chose des arts de la table.

 

Pour les loisirs, il y avait …
Trois cinémas : Empire, Excelxior et Eden qui se transformait en salle de bal le dimanche après-midi. D’ailleurs, au bal du samedi soir, une fille seule ne pouvait y aller, elle était accompagnée par sa maman, ce qui ne lui plaisait pas trop d’ailleurs.
On pouvait aller danser à la Tour Malakof, un dancing, chez Madame Dantan.

3h23-03

coeurs_vaillants

Il y avait aussi le patronage, aux salles St Martin.
Cela se passait le jeudi après-midi, les filles qu’on appelait les Âmes Vaillantes  y apprenaient le tricot, la cuisine, la couture, les garçons étaient les Cœurs Vaillants. L’abbé Febvay organisait des jeux de piste.
Le patronage passe
laissez nous la place
mais voila les petits gars
nous marchons au pas
laissez nous la route
il nous la faut toute
car d'un pas décidé
nous irons marcher.
Il y avait aussi l’harmonie municipale et l’école de musique.
Mais en fait, pour certains, il n’y avait pas trop de loisirs, il fallait travailler avec les parents, aider aux travaux de la ferme, apporter la soupe aux hommes dans les champs.
Le soir, on écoutait la radio : la famille Duraton, le jeu des milles francs, Zappy Max ou encore Geneviève Tabouis.
Voilà, c’était il y a quelques années …